En décembre dernier, lors de la parution de notre article relatant la fabuleuse rencontre Ékpe-Abakuá au Musée du Quai Branly (cliquer sur "Abakuá" dans les catégories, dans la colonne de droite de ce blog pour y accéder rapidement), nous vous annoncions que:
"Malheureusement, la version espagnole de l’article d’Ivor Miller (sur les chants abakuá) n’est parue que trop récemment et ne figure pas sur le site" (de la revue cubaine "Catauro"). Or en faisant des recherches sur le net sur les cultes abakuá, nous sommes tombés sur un lien qui permet de télécharger ce fameux article. Le voici:
arch1.cubaencuentro.com/pdfs/12-13/12ja56.pdf
Ce qui est curieux, c'est que sur le site de la fondation Fernando Ortiz le dit article semble toujours indisponible. C'est le site "Cuba Encuentro" qui héberge ce lien, que nous n'avons pas su retrouver via sa page d'accueil.
Nous vous conseillons fortement la lecture de cet article, qui traduit des chants abakuá enregistrés par les Muñequitos de Matanzas, par Yoruba Andabo et par Victor Herrera et son groupe Efí Yawaremo en… 1962 (sur l'album "Antología Afro-cubana Egrem vol.1 - Viejos Cantos Afro-cubanos"). Les travaux de Ivor Miller - nous l'avons déjà dit - ont fait passer la recherche en matière de culture abakuá à un stade supérieur, car il travaille à l'étude de cette culture cubaine directement avec des Africains du Calabar. De nombreux travaux et interviews (nous vous recommandons "The Voice of the Leopard") d'Ivor Miller sont disponibles sur le net - il suffit de chercher un peu.
Vendredi 19 septembre 2008 à 12h20, le percussionniste Roger Fixy nous a quitté. Il avait été l'un des premiers (sinon le premier) à jouer des tambours batá en France. Né dans la petite bourgade de Marigot à la Martinique, c'est à Paris, avec Christian Nicolas et Arnold Moüeza qu'il créera le tout premier groupe de musique afro-cubaine français: Macoubary.
Roger avait vu et entendu pour la première fois jouer des batá (et s'est définitivement passionné) en 1975, par Bill Summers, qui à l'époque était dans le groupe de Herbie Hancock. Après avoir rencontré Bill Summers et travaillé avec lui, il fait son premier voyage à Cuba en 1984, à une époque où le tourisme était quasiment nul à Cuba, et où aucun Européen n'allait jamais pour étudier la percussion afro-cubaine. Après un séjour à La Havane vide de toute rencontre, et sur le point de rentrer dépité à Paris, il entend enfin le son des tambours batá, en prenant le petit déjeuner à l'hôtel où il logeait. C'est alors qu'il tombe sur une répétition du groupe Alafia de Luis Chacón Mendivel, avec entre autres Mario "Aspirina" Jáuregui. Riche de ces premiers contacts, il retournera plusieurs fois à Cuba étudier avec ceux-là, puis avec d'autres maîtres, havanais: -Alberto Vilarreal, Alejandro Publes, Pancho Quinto, Román Díaz… et matanceros: Daniel Alfonso, "Sandy" García Pérez, Jesús Alfonso…
(Foto: Cd "Hommage à Yemayá et Ochún)
En 1987 il fonde avec Daniela Giacone le groupe Ilúyenkori, nom inspiré de celui d'un des premiers orchestres de rumba havanais: Luluyonkori de Giraldo Rodríguez. Ce groupe comprendra des percussionnistes tels que: Arnold Moüeza, Emmanuel Bizeau, Olivier Congar, Jérôme Goldsmith, Rodolphe Blin ou Gilles Prémel.
Il faut bien comprendre qu'à la fin des années 1980 il était très difficile de trouver des disques de musique afro-cubaine, ou quoi que ce soit comme information sur ces styles, et que la moitié des enregistrements disponibles étaient issus des USA. Il fallait donc compter avec les déformations présentes chez les artistes américains, sans forcément avoir à sa disposition de réels points de comparaison avec Cuba. À cette époque il n'était pas question de disques ni de Clave y Guaguancó, ni de Yoruba Andabó, ni même du Conjunto Folklórico Nacional. C'est Roger Fixy qui a jeté l'une des premières passerelles entre Cuba et la France, grâce doit lui être rendue pour cela.
Roger étudiera les styles havanais et matanceros (tout comme Bill Summers). Consacré omo-añá (à Matanzas?) en 1992, il se verra attribuer par Amado Díaz Jr. un jeu de tambour de fundamento consacré en 1954 (probablement dé-sacralisé?) qui porte le nom de "Airakere" (le Petit Éclair), affilié à l'un des plus célèbres jeux de fundamento matanceros: "La Bomba Atómica", tambour de fundamento… "de duelas" (à douves!!).
Avec Ilúyenkori il enregistrera plusieurs albums dont:
-"Yakota" (Autoproduit, 1990), album dédié aux batá havanais et à la rumba, ré-édité en 1992 sous le titre:
-"Cuba - Tambours Batá - Hommage à Yemayá et Ochún (Playasound PS 65138, 1994) album contenant uniquement, comme son nom l'indique, des chants et des toques pour Yemayá et Ochún, avec des arrangements de voix inédits.
-"Tambours Métis - Cuban Drums" (Playasound PS 65218, 1999) album contenant des créations originales à partir de chants traditionnels, avec basse, piano, flûte et saxophone, dont un ré-arrangement de chants pour Osáin qui passera en boucle sur Radio Latina.
-5 autres albums et/ou compilations contenant des samples et/ou des morceaux d'Ilúyenkori. Les samples de nombreux instruments traditionnels issus des collections nationales sont - nous le pensons - contenus dans ces albums, puisque Roger a réalisé une mission d'enregistrement pour l'État sur toute une série d'instruments du Monde entier. Ces albums et ces instruments sont visibles sur le site http://www.iluyenkori.com
Avec Roger Fixy c'est tout un pan de l'histoire de l'afro-cubain en France qui disparaît, et tout l'esprit d'une époque également. Il sera regretté par tous ceux en qui il a semé des graines, qui depuis sont devenus la seconde génération de percussionnistes afro-cubains en France.
Ce jour, mardi 12 août 2008, à 1h30 du matin, Orlando Ríos dit "Puntilla" nous a quitté, suite à un nouvel accident cardiaque. Il était né à La Havane en janvier 1947. Ned Sublette nous dit "qu'il était sous dialyse depuis plusieurs années". Arrivé aux USA avec la vague des Marielistes, il avait changé à lui tout seul le paysage des batá à New York, devenant LA source nouvelle pour tous les bataleros américains. Il était également connu comme un grand rumbero, et a marqué son arrivée aux USA avec son interprétation de "Oferere" et de "Arere" sur le disque "Totico y sus Rumberos" (MONTUNO MCD 515) en 1992, dont il est d'emblée le directeur musical. Sur la pochette ci-dessous, Puntilla est le petit homme appuyé au réverbère, et semble frigorifié, les mains dans les poches de son blouson de cuir.
Voici la décima de "Arere":
Oye señores caramba, le voy a hacer un relato que por un río yo pasé Parado allí yo me quedé a contemplar el agua limpia fresca y clara Mi alma recocijada una Santa me encontré al verla yo me impresioné Oye, que me dijo vacilante: “camina muchacho un poco más pa’lante y encontraras a Eleguá, Santo que sin ninguna mata te limpiará tu camino Obatalá es tu camino, oye, pues te cuida sin cesar y te librará, muchacho de toda tu males y manías tu ves… Omoni Alawana mama ke nya irawo, e…
Présidant avec succès de nombreux "tambours" dans les caves de New York et de la côte est-américaine, il avait immédiatement après son arrivée aux Étas-Unis monté son propre groupe, "Nueva Generación" avec lequel il a d'emblée enregistré un album live: "Spirit Rhythms" (LATITUDES LAT50603) en 1987. Ce cd est complètement épuisé, même sur le site de Latitudes.
(Photo tirée de "Orin Oricha" de John Mason)
(Román Díaz et Puntilla)
Il participe ensuite à l'ambitieux projet "Santísimo" d'Emilio Barretto, dont le premier album est retentissant, de nombreux directeurs de troupes folkloriques de Cuba rêvant encore d'avoir un choeur "sonnant" comme celui qui figure sur ce magnifique cd. Outre ces prouesses chorales, le disque contient plusieurs joutes vocales entre Emilio Barretto, (dont certains trouveront ses interprétations non-traditionnelles quelque peu déroutantes) et une Amelita Pedroso démontrant toute sa maîtrise et toute sa classe. Puntilla nous gratifie, lui, d'un iyesá pour Iroko et Ochún particulièrement savoureux:
"Kó kó kó Iroko mo iyesá E bí abba uchiche Arabba Arabba sise oguedde E bí abba sise Arabba Arabba sise oguedde Iroko lo iyesá Gba ilé kó kó kó
Santísimo, premier album (les couleurs de la pochette ont été changées)
Le second disque du projet Santísimo est un tambour "double" enregistré dans les conditions d'une cérémonie, avec un son beaucoup plus approximatif mais beaucoup plus authentique:
Santísimo, second album
Parallèlement, Puntilla participe à l'enregistrement des deux albums de Deep Rumba (ou "Rumba Profunda"), avec de nombreuses stars du Latin Jazz: -"Alto en la Fiebre de la Rumba" avec Horacio "El Negro" Hernández, Robby Ameen, Xiomara Laugart, Andy González, Richie Flores, Paoli Mejías, Haila Monpié, Giovanni Hidalgo, Román Díaz, Pedrito Martínez…
et -"This Night Becomes a Rumba", avec plus ou moins les mêmes musiciens, plus Milton Cardona, Rubén Blades et Jerry González:
Plus récemment, au début des années 2000, Puntilla renoue les contacts avec les rumberos de La Havane pour deux albums de pure rumba: Le premier d'entre eux doit constituer la bande originale du film de Marta Moreno Vega et Bobby Shepard: "Cuando los Espíritus Bailan Mambo":
On peut déplorer que ce magnifique film ne soit toujours pas en vente…
Le cd: Sur ce double-album figurent quatre groupes, plus un groupe de rap, "Anónimo Consejo", soit: -Los Egun Hablan (en fait il s'agit de membres de Rumberos de Cuba). -Grupo Yoruba Andabó -Conjunto de Clave y Guaguancó -El Conjunto Estrellas Cubanas, une célèbre charanga, jouant un "violín a los Orichas".
Le second d'entre eux, bien qu'ayant été enregistré en 2003, n'est sorti qu'en 2007. Il s'agit encore une fois du groupe Rumberos de Cuba - rebaptisé pour l'occasion "Puntilla y el Conjunto Todo Rumbero", avec de nombreux invités:
Puntilla y el Conjunto Todo Rumbero - A Tribute to Gonzálo Asencio Tío Tom, 1919-1991 (SMITHSONIAN FOLKWAYS SFW40543-101).
L'album ne comporte que des rumbas écrites par ce dernier, à l'exception d'une columbia en son hommage. Vous trouverez la quasi-totalité des paroles de ce disque sur le site du cancionero rumbero. Vous pouvez également en écouter des extraits et en télécharger le livret ICI.
Les musiciens sur ce cd sont, outre Puntilla, El Conjunto Todo Rumbero (Rumberos de Cuba): -Maximino Duquesne (tres-dos) -Marquito Herminio Díaz (tumbador) -Mario "Aspirina" Jáuregui (quinto) -Ernesto Gatel (chant) -Aidita (coro) -Miguel Ángel Mesa et Les invités: -El Goyo Hernández -Lázaro Rizo -Geovani del Pino -Juan Cámpos Cárdenas "Chán" -Miguel Chapottín Beltrán
Malheureusement, de nombreux problèmes de santé commencent à peser sur la vie de Puntilla, dès le début des années 2000. Sa magnifique énergie passée s'estompe peu à peu, et sa magnifique voix se détériore, ainsi que son oreille. On l'entend de plus en plus, c'est un drame pour tous ses fans, il a de nombreux problèmes de justesse, chose qui jamais ne lui arrivait auparavant. Il vient se faire soigner à Cuba, le système de santé américain coûtant très cher, et en janvier 2004 il organise chez lui à La Havane une magnifique rumba à laquelle nous avons eu la chance d'assister. Dans son salon, ses amis visionnent les rushes du film "Cuando los Espíritus Bailan Mambo". Au dehors, El Negro Triana et Salazar chantent sans relâche. Chapottín, Ernesto Gatel, Chaguito, et une vingtaine d'autres rumberos sont là. Puntilla porte un énorme pansement abdominal et ne chante pas, mais avant de souhaiter à tous une bonne nuit, il entame "Mi Arere" sur le perron, et demande à Ernesto Gatel de poursuivre avec "El Trovador". Voici l'enregistrement de ce moment;
La place de Puntilla dans le monde rumbero et santero est grande, il est également reconnu dans le monde plus fermé du Latin Jazz: quand Fernando Trueda s'offre le luxe de louer les studio Sony pour son film "Calle 54", il fait appel à Puntilla pour la rumba qui cette année-là est dans toutes les têtes:
"Si a Compay Galletano ¿cómo sin diente wa a mole'? Wai, wai, wai ilaso Wai, wai, wai ilaso Wai, wai, wai ilaso Kó kó wa a mole"
Il a réuni pour l'occasion dans "Nueva Generación" pas moins que: Patato Valdés, Andy González, Román Díaz et Pedrito Martínez. Je me souviens, quand le film est passé sur Canal+, avoir visionné des dizaines de fois la cassette vidéo, et toujours la chair de poule à fleur de peau. Chez moi, les enfants chantaient en boucle: "Ma ni Lodo, ma ikokó ka iña…"
Ibae ibae n'tonú Orlando Puntilla…
Voici pour terminer quelques extraits venus de YouTube. Un grand merci à ceux qui les ont "postés".
Dans ce dernier extrait, Amadito (le fils d'Amado Dedeu), Ernesto Gatel (qui affirme que Puntilla est sa principale source d'inspiration) et Tata (Pedro Franscisco Almeida Berriel) sont en ligne avec Orlando… émouvant.
Images de Puntilla: (De Guarachón:) "Notre ami Gene Golden nous transmet ces photos de Puntilla, prises par Allen Spatz lors du Smithsonian Folklife Festival le 28 Juin 2008. Plus de photos sur www.vinilemania.net.
Autre volet de notre hommage, voici un album introuvable et méconnu en France d'Orlando Puntilla, en fait son premier disque aux USA: "De La Habana a Nueva York." Il a été publié par la "Puntilla Folkloric Records Co.", un label éphémère, et il n'a bien entendu jamais été éditéen Cd.La liste des morceaux: Face A
Chants for Babalú Aye (Arará a capella)
Ichara Ichá (Arará)
Iyesá for the Orishas (Iyesá)
Yemayá (Yoruba)
Face B
Chants for Agallú (Yoruba)
Hondos Dolores (Guaguancó de Tío Tom)
Tu Ley (Rumba de Tío Tom)
Rumba for Elegguá (Rumba de Rubén Martínez [sic] "El Tao")
PERSONNEL: Hector "El Flaco" Hernández - Iyá, Chékere Gene Golden - Itótele / Guagua (Tu Ley) Carlos Córdoba - Okónkolo / Bombo / Drums Carlos Sánchez - Chékere Orlando Ríos "Puntilla" - Iyá (Chants for Agallú) / Quinto (Tu Ley) Daniel Ponce - Itótele (Yesá) / Trois Congas (Rumba for Elegguá, Hondos Dolores)/Tumbadora (Tu Ley) Miguel Fuentes - Guaguá / Okónkolo / Marimba Lázaro "Popó" Parrado - Clave
Chanteurs: Orlando Ríos "Puntilla" Olufemi Mitchell Alberto Morgan Carlos Sánchez
Encore une fois, un grand joueur de tambour batá nous a quitté, à la fin de ce mois de juillet. Armando Aballí, disciple de Jesús Pérez, en plus d'être un musicien de rituels connu et respecté, est devenu musicien de folklore professionnel au sein du Teatro y Danza Nacional et de son orchestre de percussions, au côté de Jesús Pérez et de Regino Jiménez. Il portait le surnom peu gracieux de "grand singe", sans doute à cause de sa corpulence. Armando est venu à de nombreuses reprises en Europe, et a compté quelques élèves dans notre pays. C'est au sein de ce ballet qu'il laissera son témoignage "gravé dans la cire" en participant au disque "Homenaje" à Jesús Pérez (AREITO LD 4246 - 1987), que l'on peut encore trouver, je l'espère pour tous ceux qui ne l'ont jamais entendu, sur le remarquable site du percussionniste américain Mark Sanders: http://fidelseyeglasses.blogspot.com
(nous reprenons ici une partie de l'article déjà paru sur Regino Jiménez:) "Cet album, jamais édité en cd, était un des rares enregistrements de musique yoruba disponibles à la fin des années 1980. N'étant plus disponible nulle part, nous essaierons bientôt d'en mettre une version numérisée en téléchargement gratuit sur ce site. Le personnel en est l'équipe de percussion folklorique de Danza Nacional, avec à sa direction Regino Jiménez. Les autres musiciens sont, tel que l'annonce la pochette du disque vinyl: Ángel Bolaños - coordenador Orestes Berrio - tumbas, batá Armando Aballí - tumbas, batá, coro Orlando López - censerros Alejandro Pichardo - trompeta, catá, tumbas Inés Carbonell - coro Nancy Rodríguez - coro Ricardo Gómez Santa Cruz - coro Orestes Suárez - coro Ciro Colás - coro
(Le "Orlando López" en question ici est probablement Orlando López Alonso "El Bailarín")
Aucune précision n'est apportée quand au rôle de soliste des chanteurs. Outre la musique yoruba et arará (8 titres), le disque comprend -du folklore congo: "Rezos y Cantos de Palo", "Canto de Garabato", "Rezos y Cantos de Makuta" et "Canto de Yuka". -du folklore abakuá: "Enkame de Abakuá (Efó-Efí)". -deux rumbas: "Guaguancó" et "Columbia". -une conga"
PS: Nous avons appris la mort d'Armando de manière plutôt étrange, en demandant autour de nous la confirmation d'un bruit venu des USA qui annonçait la mort de Guillermo Escolástico "El Negro" Triana. Grâce à Jérémie Nassif, nous savons qu'el Negro se porte bien,mais c'est ce dernier quinous a appris la disparition d'Armando. Ibae ibae nt'onú Armando El Monón…
Notre ami Antoine poursuit ses études depuis six ans à La Havane - record toutes catégories à notre connaissance pour un occidental. Il propose des tambours batá à clés ou à cordes (et quels tambours…), des chekeres et depuis peu des congas. Les tambours sont en amandier, ou (pour un prix un peu plus élevé) en cèdre. Ayant déjà eu entre les mains des jeux de batá montés par Antoine, nous en connaissons la (très grande) qualité, ainsi qu'un service après-vente irréprochable, le tout pour un prix très raisonnable. Antoine revient à peu près tous les deux mois en France (il était chez lui, dans le sud de la France, début juillet). Antoine propose également deux vidéos extraordinaires et du plus grand intérêt pédagogique sur l'oro seco et l'oro cantado. Il se propose également d'animer des stages de tambours batá. Vous pouvez contacter Antoine à son adresse e-mail: antoine.miniconi@gmail.com Vous pouvez également visiter son site: http://apozo82.blogspot.com Voici quelques productions issues de ses mains: